Travaux mal faits : que faire ?

Vous venez de faire réaliser des travaux dans votre logement et le résultat ne correspond pas à vos attentes ? Des fissures apparaissent, les équipements ne fonctionnent pas correctement, ou la finition laisse clairement à désirer ? Vous n’êtes pas seul dans cette situation. En tant qu’avocat spécialisé en droit immobilier, je reçois régulièrement des clients confrontés à des malfaçons et désemparés face à un artisan ou une entreprise peu coopératifs.

Les travaux mal faits constituent l’une des principales sources de litige entre particuliers et professionnels du bâtiment. Heureusement, le droit français vous offre plusieurs recours et garanties pour obtenir réparation. Dans cet article, je vous explique concrètement comment réagir face à des travaux mal réalisés, quels sont vos droits et les démarches à entreprendre pour faire valoir vos intérêts.

Identifier les malfaçons : la première étape cruciale

Avant d’engager toute action, il est essentiel de bien identifier ce qui pose problème. Tous les défauts ne sont pas nécessairement des malfaçons au sens juridique du terme, et la nature du désordre constaté déterminera vos recours.

Qu’est-ce qu’une malfaçon ? Définition et exemples concrets

Une malfaçon désigne un défaut d’exécution dans la réalisation de travaux de construction ou de rénovation. Il s’agit d’une non-conformité par rapport aux règles de l’art, aux normes en vigueur ou aux stipulations du contrat conclu avec le professionnel.

Concrètement, on peut citer comme exemples de malfaçons :

  • Des infiltrations d’eau dues à une mauvaise étanchéité
  • Un carrelage posé de travers avec des joints irréguliers
  • Une installation électrique non conforme aux normes
  • Des fissures dans un mur porteur
  • Une isolation phonique ou thermique inefficace
  • Des menuiseries mal ajustées qui laissent passer l’air
  • Une peinture qui s’écaille prématurément
  • Un escalier dont les dimensions ne respectent pas les règles de sécurité

Les différents types de malfaçons : apparentes, cachées, non-conformités

Le droit distingue plusieurs catégories de malfaçons, ce qui aura une incidence sur les délais et les garanties applicables.

  • Les malfaçons apparentes sont celles que vous pouvez constater immédiatement, à l’œil nu, sans compétence technique particulière. Il peut s’agir d’une finition bâclée, d’un revêtement mal posé ou d’éléments visiblement non conformes au devis. Ces défauts doivent être signalés dès la réception des travaux.
  • Les malfaçons cachées ne se révèlent qu’avec le temps ou nécessitent une expertise pour être détectées. Une mauvaise isolation dans les combles, un défaut d’étanchéité qui ne se manifeste qu’à la première pluie importante, ou un problème de structure dissimulé derrière un doublage en sont des illustrations. Ces vices cachés bénéficient de délais de recours spécifiques.
  • Les non-conformités concernent les travaux qui ne correspondent pas à ce qui avait été prévu au contrat, même s’ils sont techniquement bien réalisés. Par exemple, si vous aviez commandé du carrelage en grès cérame et que l’artisan a posé de la faïence, ou si les dimensions d’une pièce ne correspondent pas aux plans validés.

Comment constater et prouver les travaux mal réalisés ?

Face à des travaux mal faits, la charge de la preuve vous incombe en tant que maître d’ouvrage. Autrement dit, c’est à vous de démontrer l’existence des malfaçons constatées. Cette étape est cruciale pour l’ensemble de la procédure, qu’elle soit amiable ou judiciaire.

Rassembler les preuves : photos, vidéos, témoignages

Constituez immédiatement un dossier de preuves complet. Prenez des photos et vidéos détaillées des défauts constatés, sous différents angles et avec des éléments de référence pour l’échelle. Datez systématiquement vos clichés. Si des voisins, amis ou d’autres artisans ont constaté les malfaçons, recueillez leur témoignage écrit.

Conservez précieusement tous les documents relatifs au chantier : devis signé, contrat de travaux, factures, échanges de courriels ou de SMS avec l’entrepreneur, plans, notices techniques des équipements, etc. Cet ensemble de documents formera le dossier qui servira de base à votre action en justice si nécessaire.

Faire appel à un expert indépendant ou un commissaire de justice

Pour constater officiellement les malfaçons et en établir la nature ainsi que l’origine, il est souvent judicieux de faire appel à un expert du bâtiment indépendant. Ce professionnel rédigera un rapport technique détaillé qui aura une valeur probante importante en cas de litige. Son coût varie généralement entre 500 et 2 000 euros selon la complexité de la mission.

Vous pouvez également solliciter un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) pour dresser un constat. Ce document a une force juridique particulière et permet d’authentifier la situation à un moment donné. Le commissaire de justice se déplace sur le chantier, constate l’état des lieux et rédige un procès-verbal descriptif qui pourra être produit devant le tribunal.

L’importance de la réception des travaux et des réserves

La réception des travaux constitue un moment clé dans le cadre d’un chantier. Il s’agit de l’acte par lequel le maître d’ouvrage (vous, le client) déclare accepter l’ouvrage avec ou sans réserves. Cette étape marque le point de départ de plusieurs garanties légales.

Lors de la réception, examinez minutieusement les travaux réalisés. Si vous constatez des défauts apparents, notez-les dans un procès-verbal de réception avec réserves. Soyez précis dans la description des défauts : indiquez leur localisation exacte, leur nature et, si possible, prenez des photos. Ces réserves engagent l’entrepreneur à intervenir pour corriger les malfaçons dans un délai raisonnable.

Ne cédez jamais à la pression d’un artisan qui vous demanderait de signer une réception sans réserve alors que vous constatez des problèmes. Une fois la réception prononcée sans réserve, il vous sera beaucoup plus difficile de faire valoir vos droits sur les défauts apparents. En revanche, les vices cachés restent couverts même après une réception sans réserve.

Si les malfaçons sont tellement importantes que l’ouvrage est impropre à sa destination ou que les travaux ne sont manifestement pas terminés, vous pouvez refuser la réception. Ce refus doit être motivé par écrit et documenté par des preuves tangibles.

Le recours judiciaire : quand la voie amiable échoue

Lorsque toutes les tentatives de résolution amiable ont échoué et que l’entrepreneur refuse obstinément d’assumer ses responsabilités, la voie judiciaire devient inévitable. Bien qu’elle soit plus longue et plus coûteuse, l’action en justice permet d’obtenir une décision qui s’impose aux parties et qui peut être exécutée par la force publique si nécessaire.

La procédure judiciaire : les grandes étapes

Une action en justice pour travaux mal faits se déroule selon un processus bien établi, que je vous détaille ici pour vous permettre d’en appréhender les principales étapes.

Saisir le tribunal compétent

La première question est de déterminer quel tribunal saisir. Pour les litiges entre particuliers et professionnels relatifs à des travaux mal réalisés, c’est généralement le tribunal judiciaire qui est compétent. Si le montant du litige est inférieur à 10 000 euros, vous pouvez également saisir le tribunal de proximité, dont la procédure est plus simple et ne nécessite pas obligatoirement l’assistance d’un avocat.

Le tribunal territorialement compétent est, au choix du demandeur, soit celui du lieu où demeure le défendeur (l’entrepreneur), soit celui du lieu de livraison de l’ouvrage (votre domicile si les travaux y ont été réalisés).

La saisine du tribunal se fait par l’intermédiaire d’un avocat (obligatoire devant le tribunal judiciaire pour les litiges dépassant 10 000 euros) qui rédigera une assignation. Ce document expose les faits, les fondements juridiques de votre demande, les pièces justificatives et vos demandes précises (réparation, dommages et intérêts, etc.).

L’expertise judiciaire

Dans la grande majorité des cas de travaux mal faits, le juge ordonnera une expertise judiciaire. Il s’agit d’une mesure d’instruction qui permet de faire établir par un expert inscrit sur les listes de la cour d’appel un rapport technique sur les malfaçons, leurs causes et le coût des réparations.

L’expert judiciaire est un professionnel du bâtiment indépendant, nommé par le juge. Il procède à des visites sur site, entend les parties et leurs conseils, et peut solliciter des documents ou des explications complémentaires. Son rapport, très détaillé, analysera la nature des désordres, leur origine (défaut de conception, d’exécution, de matériaux, etc.), leur gravité et proposera des solutions techniques de réparation avec leur coût.

Les frais d’expertise sont généralement avancés par la partie demanderesse (vous), mais ils seront mis à la charge de la partie perdante en fin de procédure. Comptez entre 3 000 et 10 000 euros selon la complexité de l’affaire. Cette étape, bien que coûteuse, est souvent déterminante car le juge suivra dans la plupart des cas les conclusions de l’expert.

L’audience et le jugement

Une fois l’expertise réalisée, l’affaire reviendra devant le tribunal pour une audience de plaidoirie. Chaque partie, représentée par son avocat, présentera ses arguments et ses demandes en se fondant sur le rapport d’expertise et les pièces du dossier.

Le tribunal rendra ensuite son jugement, généralement plusieurs semaines ou mois après l’audience. Si vos demandes sont fondées, le juge pourra condamner l’entrepreneur à réaliser les travaux de réparation, ou à vous verser une indemnité correspondant au coût de ces travaux. Il peut également vous allouer des dommages et intérêts pour réparer votre préjudice (troubles de jouissance, perte de temps, préjudice moral, etc.).

Le jugement peut faire l’objet d’un appel dans un délai d’un mois à compter de sa notification. Si aucun appel n’est interjeté, ou après la décision de la cour d’appel, le jugement devient définitif et peut être exécuté. Si l’entrepreneur ne se conforme pas spontanément à la décision, vous pourrez recourir à un commissaire de justice pour procéder à une exécution forcée (saisie sur compte bancaire, sur biens, etc.).

Les délais de prescription pour agir en justice

Le temps est un facteur crucial dans les litiges relatifs aux travaux mal faits. Le droit prévoit des délais de prescription au-delà desquels vous ne pouvez plus agir en justice. Ces délais varient selon la garantie invoquée.

Pour la garantie de parfait achèvement, l’action doit être engagée dans le délai d’un an suivant la réception des travaux. Pour la garantie biennale, vous disposez de deux ans à compter de la réception. Concernant la garantie décennale, le délai est de dix ans à compter de la réception pour les désordres relevant de cette garantie, mais l’action en justice doit elle-même être intentée dans un délai raisonnable une fois le désordre découvert.

Pour l’action en responsabilité contractuelle de droit commun, le délai de prescription est de cinq ans à compter du jour où vous avez eu connaissance ou auriez dû avoir connaissance des faits permettant d’agir.

Ces délais sont d’ordre public et ne peuvent pas être modifiés par le contrat. Il est donc essentiel de ne pas laisser le temps filer et d’agir rapidement dès la constatation de malfaçons. Une mise en demeure adressée dans les délais interrompt la prescription, ce qui vous donne ensuite le temps nécessaire pour tenter une résolution amiable avant, le cas échéant, de saisir le tribunal.

Que faire si l’entreprise refuse d’intervenir ou est insolvable ?

L’une des situations les plus frustrantes pour un maître d’ouvrage est de constater des malfaçons alors que l’entreprise a fermé, est en liquidation judiciaire, ou refuse purement et simplement de répondre à vos sollicitations. Heureusement, des solutions existent.

Agir contre le sous-traitant ou le maître d’œuvre

Si l’entrepreneur principal est défaillant, vous pouvez dans certains cas vous retourner contre le sous-traitant qui a effectivement réalisé les travaux mal faits, ou contre le maître d’œuvre qui a supervisé le chantier.

Le Code civil prévoit une action directe du maître d’ouvrage contre les sous-traitants et autres intervenants au chantier. Tous ceux qui ont participé à la construction peuvent voir leur responsabilité engagée sur le fondement des garanties légales. N’hésitez pas à identifier tous les intervenants possibles et à vérifier leur solvabilité.

Si un architecte ou un maître d’œuvre était en charge de la conception ou du suivi des travaux, sa responsabilité peut également être recherchée, notamment s’il n’a pas correctement contrôlé l’exécution du chantier ou si les désordres résultent d’un défaut de conception.

L’assurance dommages-ouvrage : une solution en cas de faillite

L’assurance dommages-ouvrage est une assurance facultative (sauf pour certains travaux de construction neuve où elle est obligatoire) que le maître d’ouvrage peut souscrire avant le début des travaux. Elle présente un avantage considérable : en cas de sinistre relevant de la garantie décennale, elle vous indemnise sans que vous ayez à rechercher la responsabilité d’un constructeur ou à attendre l’issue d’une procédure judiciaire.

Si vous avez souscrit une assurance dommages-ouvrage et que des désordres affectant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination apparaissent dans les dix ans suivant la réception, vous pouvez directement la solliciter. L’assureur fera réaliser une expertise et, si le sinistre est couvert, financera les travaux de réparation. Il se retournera ensuite contre les responsables et leurs assureurs.

Cette assurance présente un coût (généralement entre 2 et 5 % du montant des travaux), mais elle constitue une sécurité précieuse, surtout pour des chantiers importants. Elle vous évite de vous retrouver sans recours si l’entreprise a disparu ou est insolvable.

L’assurance responsabilité civile professionnelle

Tous les professionnels du bâtiment ont l’obligation de souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle couvrant leur garantie décennale. Cette assurance prend en charge l’indemnisation des dommages relevant de cette garantie lorsque la responsabilité de l’assuré est engagée.

Si l’entrepreneur refuse d’intervenir ou est insolvable, vous pouvez directement saisir son assureur. Depuis la loi Badinter de 1985, vous disposez d’une action directe contre l’assureur, ce qui signifie que vous n’avez pas besoin de passer par l’assuré lui-même. Adressez à l’assureur une déclaration de sinistre accompagnée de toutes les pièces justificatives (constats, expertises, photos, etc.).

L’assureur est tenu de vous répondre dans un délai de trois mois. Il peut soit reconnaître sa garantie et proposer une indemnisation, soit la refuser en motivant sa décision. En cas de refus contestable, vous pouvez saisir le tribunal pour obtenir la condamnation de l’assureur.

Avant de débuter des travaux, demandez systématiquement à l’entrepreneur une attestation d’assurance en cours de validité. Vérifiez que l’activité exercée correspond bien à celle déclarée à l’assureur et que les garanties souscrites couvrent le type de travaux envisagés. Cette simple précaution peut vous éviter bien des déboires.

Questions fréquentes sur les travaux mal faits

Dans ma pratique quotidienne, je constate que certaines questions reviennent régulièrement. Voici les réponses aux interrogations les plus fréquentes de mes clients.

Puis-je refuser de payer des travaux mal faits ?

Cette question mérite une réponse nuancée. Vous ne pouvez pas simplement refuser de payer l’intégralité de la facture au motif que les travaux présentent des malfaçons, sauf si ces défauts sont tellement graves qu’ils rendent l’ouvrage totalement impropre à sa destination ou que les travaux n’ont manifestement pas été réalisés.

En revanche, vous pouvez exercer votre droit à consigner une partie du paiement en attendant la réparation des malfaçons. Concrètement, cela signifie que vous payez l’entrepreneur, mais en déduisant une somme correspondant au coût estimé des réparations nécessaires. Cette somme doit être provisionnée et sera versée une fois les travaux correctement terminés.

Vous pouvez également, en cas de malfaçons importantes, saisir le juge des référés pour obtenir une autorisation de consigner le montant litigieux entre les mains d’un tiers (un avocat par exemple) en attendant que le litige soit tranché au fond.

Attention : un refus de paiement injustifié peut vous exposer à des poursuites et au paiement d’intérêts de retard. Il est donc préférable de consulter un avocat avant de prendre une telle décision.

Quel recours si je découvre une malfaçon après la réception des travaux ?

Tout dépend de la nature de la malfaçon et du délai écoulé depuis la réception. Si la malfaçon aurait dû être visible lors de la réception, il sera difficile de l’invoquer si vous avez signé un procès-verbal de réception sans réserve, sauf à démontrer que l’entrepreneur a dissimulé le défaut ou qu’il n’était pas décelable par une personne non spécialiste.

Si la malfaçon était cachée ou si elle ne s’est révélée qu’avec le temps, vous pouvez invoquer les garanties légales selon leur nature : garantie de parfait achèvement dans l’année suivant la réception pour tous les défauts, garantie biennale pendant deux ans pour les équipements dissociables, garantie décennale pendant dix ans pour les désordres graves affectant la solidité ou rendant l’ouvrage impropre à sa destination.

Dès la découverte d’une malfaçon, même tardive, réagissez rapidement. Documentez le problème, adressez une mise en demeure à l’entrepreneur et, si nécessaire, faites constater les désordres par un expert ou un commissaire de justice.

L’assurance habitation couvre-t-elle les malfaçons ?

Non, l’assurance habitation multirisque classique ne couvre pas les malfaçons résultant de travaux mal exécutés. Cette assurance intervient pour les dommages causés par des événements extérieurs (incendie, dégât des eaux, catastrophe naturelle, vol, etc.), mais pas pour les défauts de construction ou les vices de réalisation.

En revanche, si vous avez souscrit une assurance dommages-ouvrage avant le début du chantier, celle-ci interviendra pour les désordres relevant de la garantie décennale, sans que vous ayez besoin de rechercher la responsabilité d’un constructeur. C’est pourquoi je recommande systématiquement à mes clients qui entreprennent des travaux importants de souscrire cette assurance, même si elle représente un coût supplémentaire.

Qui est responsable en cas de malfaçons : l’artisan ou l’entreprise ?

Si vous avez contracté avec une entreprise, c’est elle qui est votre interlocuteur et qui engage sa responsabilité, même si les travaux ont été matériellement réalisés par un salarié ou un sous-traitant. Vous devez donc adresser vos réclamations à l’entreprise avec laquelle vous avez signé le contrat.

Si l’entreprise a fait appel à un sous-traitant, cela relève de son organisation interne et ne vous concerne pas directement. Toutefois, en cas de défaillance de l’entrepreneur principal, vous disposez d’une action directe contre le sous-traitant qui a effectivement réalisé les travaux défectueux.

Si vous avez traité directement avec un artisan exerçant en nom propre (auto-entrepreneur, entreprise individuelle), c’est lui personnellement qui est responsable des malfaçons et qui doit les réparer.

Quel est le délai pour signaler une malfaçon ?

Il n’existe pas de délai unique pour signaler une malfaçon. Les délais varient selon la garantie applicable et la nature du défaut.

Pour les malfaçons apparentes lors de la réception des travaux, elles doivent être mentionnées dans le procès-verbal de réception avec réserves, c’est-à-dire immédiatement. Si vous les constatez juste après une réception sans réserve, signalez-les dans les jours qui suivent, même si juridiquement votre position sera plus fragile.

Pour les malfaçons relevant de la garantie de parfait achèvement, vous avez un an à compter de la réception pour les signaler et demander réparation. Pour celles couvertes par la garantie biennale, le délai est de deux ans. Pour les désordres de nature décennale, vous disposez de dix ans, mais dès que vous découvrez un problème, signalez-le sans délai.

Dans tous les cas, dès qu’une malfaçon apparaît, ne tardez pas à réagir. Plus vous attendez, plus il sera difficile de prouver que le désordre existait déjà et qu’il ne résulte pas de votre usage ou d’une dégradation ultérieure.


Face à des travaux mal faits, la clé est d’agir méthodiquement : constatez et documentez les malfaçons, mettez en œuvre les garanties légales par une mise en demeure, privilégiez autant que possible la voie amiable, et si nécessaire, n’hésitez pas à saisir la justice. Les recours existent et le droit vous protège, à condition de respecter les procédures et les délais.

En tant qu’avocat en droit immobilier, je suis à votre disposition pour vous accompagner dans la défense de vos droits et vous aider à obtenir la réparation du préjudice subi. N’hésitez pas à me contacter pour un premier échange sur votre situation.

Laisser un commentaire